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Le Dossier

L'exode de mai 1940 : le récit du peuple des routes originaire du Cambrésis

1 - Le traumatisme de 1940 et de l'année 2015


 C’est une bien triste année 2015 que nous avons vécue, nous français. Le 7 janvier, l’attentat contre les membres de Charlie Hebdo, 12 morts, plus forces de l’ordre et l’attaque d’un l’Hypercacher de Paris. Le 13 novembre, 130 personnes tuées par un commando terroriste. Suspendu à nos téléviseurs, impuissants, sans voix, bouche ouverte. Le pire étant d’écouter et de constater l’étendue des dégâts, au fil des minutes. Ces journées, ces soirées ont été d’une extrême cruauté. Elles seront indéniablement, profondément ancrées dans les livres d’histoires comme les attaques les plus sanglantes qu’aura vécu la France depuis la Seconde Guerre mondiale. Le pire étant de voir ces vidéos, ces reportages quelques minutes seulement après. Les témoignages à chaud des victimes, les images de K.O au sein même de notre capitale parisienne : les frères Kouachi, arme au point, visant les policiers, leur fuite, l’assaut de l’Hypercacher, la vidéo de l’évacuation du public du Bataclan, publié et vu dans le monde entier, témoignage du choc vécu ce soir du 13 novembre 2015, et de l’incompréhension : « Qu’est-ce qui se passe ? », « Il arrive avec une arme ! », des cris, une femme enceinte suspendue à la fenêtre de l’immeuble du Bataclan, appelant à l’aide. Ces témoignages à chaud, ces pleurs : une guerre en direct. Notre dossier ne reviendra pas en long et en large sur les conséquences de cette attaque ni sur le déroulement de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agira ici d’évoquer un fait historique, humain : l’exode de mai 1940 par près de 8 millions de Français. Ces Français qui ont vécu l’exode, vécu la guerre totale, dans les rues, dans le ciel, sur le chemin de l’exode. Chose qu’en 2015, nous vivons de manière indirecte : nous sommes l’un des pays qui accueillent de nombreux migrants venant d’Irak, de Syrie. C’est de là que les familles fuient leur pays - comme nos ancêtres - pour fuir le régime imposé par Bachar Al-Assad et la cruauté de l’État islamique. L’histoire se répète, les guerres essayent de donner à sens à cette Humanité. Ce sens, nous voulons le retranscrire à travers des témoignages, de nordiste, pour rappeler combien notre pays a durement été touché dans son histoire, mais a surtout, toujours su relever la tête.

Dans le Cambrésis, c’est un acteur essentiel du territoire qui témoigne de ses souvenirs. Ou plutôt, un réalisateur : Christian Carion est un enfant du territoire. Né à Cambrai, il a passé une partie de son enfance dans le village de Lebucquière avant de partir faire ses études, et devenir l’un des réalisateurs les plus connus de France. Ses films, « Une hirondelle a fait le printemps », « L’affaire Farewell », « Joyeux Noel » et le dernier en date, « En mai fait ce qu’il te plait », résonne dans le cœur des français et des nordistes comme un poème que l’on aime se chantonner. L’histoire de son dernier film, c’est l’histoire de sa maman, qui a vécu l’exode de mai 1940 comme une histoire pas comme les autres. Le film est son histoire. Nous allons vous la raconter.


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